Sport Magazine – « Je prends du galon »

 

Maxime a donné une interview à Sport/Foot Magazine à propos de la saison 2010. L’interview est parue le 18 février, dans le numéro spécial du magazine, consacré au cyclisme.

L’administration du site, suite à la lecture de l’article par Maxime, met en garde les lecteurs sur les propos rapportés par le journaliste de Sport/Foot Magazine. Maxime n’a jamais prétendu rouler Paris-Nice en préparation de Milan-San Remo et encore moins placer des courses comme MSR, LBL, L’Amstel ou la Flèche Wallonne dans ses objectifs de victoire. Quand les articles  sont bien rédigés, nous aimons le dire. Quand ils sont déformés, nous aimons le faire savoir. C’est pourquoi nous laissons cet interview libre de lecture sur le site, preuve s’il en est qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre toutes les interviews même parues dans un magazine aussi sérieux que Sport/Foot Magazine.

Voici pourquoi le rouleur de Columbia est tout à coup devenu un des leaders de son équipe. PAR NICOLAS RIBAUDO

Sport Magazine : Comment s’est déroulée la préparation? A-t-elle été différente de celle de l’année passée?

Maxime Monfort :Dans les grandes lignes, elles ont été identiques avec un stage à Lanzarote mi-décembre et un autre à Majorque à la mi-janvier. Nous avons effectué trois blocs de trois jours entrecoupés par une sortie de récupération. Pendant ces jours, on a roulé 52 heures et nous avons aussi travaillé les intensités. Les sorties dans les nombreux petits cols de l’île espagnole sont éprouvantes. Comme l’année dernière, le programme est établi de façon à ce que j’arrive en bonne condition au Tour de France même si, évidemment, personne n’est sûr de sa place. En mai, après les classiques printanières, j’effectuerai une pause afin de récupérer des fatigues de la première partie de la saison. Le retour à la compétition est prévu au Tour de Bavière et j’enchaînerai avec le Tour de Suisse.

Sport Magazine : Vous n’avez donc pas travaillé plus particulièrement votre explosivité?

Maxime Monfort : Non, je pense que ce manque d’explosivité est tout simplement physiologique et cela ne me tracasse pas. Je suis plus à mon affaire dans les monts et les longues ascensions. Je crois que j’effectue mon métier avec beaucoup de sérieux et je ne vois pas pourquoi je devrais changer mon approche. Nous sommes constamment tenus au courant de l’évolution des méthodes concernant la diététique ou la préparation et quand une étude présente toutes les garanties de sérieux, nous n’hésitons pas : nous l’appliquons. Ainsi nous avons tous été soumis à l’électrostimulation. Et la saison dernière, nous avions effectué toute une série d’exercices de renforcement musculaire pour le dos afin d’avoir une meilleure position sur le vélo. Dans mon cas, ma position était bonne mais tout ce travail m’a permis de m’améliorer dans les contre-la-montre. Et cela a porté ses fruits au Championnat de Belgique. De toute façon, si j’en faisais plus, je risquerais le surentraînement.

Sport Magazine : Vous avez repris la compétition la deuxième semaine de février à Majorque : quel sera votre programme de cette première partie de saison?

Maxime Monfort : J’avais prévu de prendre le départ de quatre journées du Challenge de Majorque, une épreuve de cinq jours que l’on peut courir à la carte. Je vais encore rouler en Espagne, la Ruta del Sol et le GP d’Almeria, avant de rejoindre la France pour disputer Paris-Nice en guise de préparation à Milan-Sanremo. Suivront le Critérium International fin mars dont le profil plus montagneux de cette année me convient mieux et, début avril, le Tour du Pays-Basque. Je l’entamerai avec l’intention d’y faire un résultat et pas seulement en guise de préparation à l’Amstel et aux classiques ardennaises.

Sport Magazine : Les départs de Kim Kirchen, Edvald Boasson Hagen et Thomas Lovkvist ont-ils changé votre position?

Maxime Monfort : Oui, puisque c’étaient des hommes pour lesquels je devais travailler. Des leaders auxquels je devais porter main forte. Du coup, je prends du galon. La direction m’a fait comprendre qu’elle attendait plus de moi cette saison. C’est davantage motivant que stressant puisque, je le répète, je suis très professionnel dans la manière d’exercer mon métier.

Sport Magazine : Vous ne pourrez plus vous contenter d’une seule victoire au Championnat de Belgique contre-la-montre?

Maxime Monfort : Je n’ai jamais été un pluri-vainqueur. Mais c’est clair que cette saison, j’espère enlever une course en ligne. Milan-Sanremo, même si c’est plus pour Mark Cavendish, l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne ou Liège-Bastogne-Liège.

Sport Magazine :Ces objectifs peuvent étonner dans la mesure où on vous catalogue plus comme un spécialiste de courses à étapes que d’épreuves d’un jour.

Maxime Monfort : C’est vrai que je compte réussir un bon Tour de France en espérant ne pas connaître de jour sans. J’effectuerai sans doute plus de reconnaissance car si l’année dernière j’avais reconnu le Col du Saint Bernard, j’aurais tenté de m’accrocher un peu plus avant le dernier faux plat.

Transcription par Wendy (Puvette) 

 



3 commentaires pour “Sport Magazine – « Je prends du galon »”

  1. Ne t’enlèves pas tes mérites car tu en as plus que certains gros cous

  2. Quand on connait un peu Max et sa simplicité, de tels propos étonnent dans le bon sens !!!
    Il connait ses capacités et ses limites, mais surtout, il comprend et corrige chaque fois ses très rares petites erreurs… Et quand il n’en fera plus, je ne voudrait pas être à la place de la concurrence. Et avec les motivations supplémentaires de cette année…Les trophées pour bébé, les fleurs pour maman…
    Allez Max

  3. LBL et l’Amstel sont 2 courses où Max peut réaliser un truc .
    Je le vois dans une belle échapée …………… qui ne sera pas nécessairement reprise avant l’arrivée .
    C’est ce que je te souhaite .
    Tes efforts vont finir par payer et tu en accrocheras une belle.

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